PI et CKPLAN

PI et CKPLAN

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“The methods of theoretical physics should be applicable to all those branches of thought in which the essential features are expressible with numbers.”

Paul Dirac ((from the speech at the Nobel Banquet in Stockholm, December 10, 1933)


"l'univers est nombre."
"l'univers est écrit en langage mathématique. " Galilée
Le nombre porte en lui sa dimension temporelle ET matérielle.



R.G.U. : Réalité Générale de l'Univers



et

le temps .






Et Dieu créa le nombre, comme mesure du temps, l'homme le chiffre.

Constante arithmétique (Cf constante cosmologique) :
CKPLAN=5,55382562855700000E-17



"13 chiffres significatifs, somme 66 "











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CARPE DIEM.



Rendons grâce à Dieu.


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mercredi 8 juin 2022

Nombres chanceux d'EULER

« nombres chanceux d'Euler »
 les nombres A, tels que x+ x + A, soient un nombre premier pour x entier variant de 0 à A - 2. 
Euler en avait trouvé six : 2, 3, 5, 11, 17 et 41.
 En 1967, Harold Mead Stark (né en 1939) montra qu'Euler les avait tous trouvés.

Dans ce sens, le grand mathématicien du XVIIIe siècle,
Leonhard Euler (1707-1783), a remarqué que x2 + x + 41 est un nombre premier pour x entier variant de 0 à 39.


En voici la liste : 
41, 43, 47, 53, 61, 71, 83, 97, 113, 131, 151, 173, 197, 223, 251, 281, 313, 347, 383, 421, 461, 503, 547, 593, 641, 691, 743, 797, 853, 911, 971, 1.033, 1.097, 1.163, 1.231, 1.301, 1.373, 1.447, 1.523, 1.601.
 De façon plus générale, cette formule fournit une grande quantité de nombres premiers.
 Par exemple, pour x = 42, elle fournit 1.847 qui est un nombre premier.


dimanche 24 avril 2022

Structure fine et DIEU


source :

Dieu et l’ajustement fin des constantes qui expliquent la création ... | Le Club (mediapart.fr)



 L'Institut de mathématiques Clay  propose 7 problèmes  non encore résolus  depuis Un siècle.!  7 millions de dollars sont mis en jeu, soit 1 million par problème résolu. Le seul à avoir résolu l'un de ces problèmes,  est le Russe Grigori Perelman «  Médaille Fields » , équivalent du prix Nobel de mathématiques » qui a démontré la conjecture de Poincaré qui a tenu la dragée haute aux physiciens depuis un siècle !  Grigori Perelman  vit  avec sa mère dans un HLM dans un confort basique a refusé le prix avec dédain et eu cette réponse sublime : « Je ne veux pas de cet argent ! Je sais comment fonctionne l’univers »   

  Les mathématiques sont le langage de Dieu"   Justement  les nombres jouent un rôle particulier dans la création de l’univers  du fait d’un  réglage fin  (fine tuning)  Nous verrons que le mystère des nombres est d’autant plus épais puisque l’agencement de l’univers repose sur une quinzaine de constantes mathématiques qui gouvernent le « fonctionnement harmonieux de l’Univers depuis son avènement Ce qui nous  amène à aborder   la perception de Dieu  par la science Sachant que certains  scientifiques notamment des Prix Nobel  n’hésitent pas expliquer ce miracle du fonctionnement de l’univers en invoquant  un esprit transcendant      

 Avènement du  Big Bang

    D'où vient le Big Bang? Du néant?  L’idée que l’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, serait  en terme d’improbabilité le résultat d’un hasard aveugle est aussi peu crédible que si, après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre du dictionnaire »  Igor et Gritcha dans leur ouvrage  se sont posés  la question : « Y a t-il un  ordre caché à la place du hasard !   Au  moment du Big Bang, l’Univers n’avait qu’une seule chance sur 10 000 milliards de milliards de milliards de milliards de tomber juste sur la bonne valeur ! Pour vous donner une vague idée, imaginez que la terre   entière soit recouverte d’une couche de sable fin épaisse de 10 mètres. Tous les grains de sable ont la même couleur sauf un : il est peint en rouge. Si vous pouviez trouver du premier coup cet unique grain rouge perdu dans l’immensité, alors la précision de votre geste serait un peu comparable à celle de l’Univers lorsqu’il « tombe » sur la bonne proportion entre les deux forces.   le mystère est loin de s’arrêter là. Il existe des dizaines de nombres purs, de paramètres cosmologiques, de constantes fondamentales qui encadrent d’une main de fer, sans laisser la moindre prise au hasard » (1)

  D’abord parce que la température de cette première lumière ne varie que d’un cent millième de degré d’un point à un autre, si bien qu’elle semble fantastiquement bien « réglée ».

  Ajustement fin de l'Univers  

 « Les caractéristiques de l’univers dans lequel nous évoluons dépendent d’une quinzaine de constantes physiques. En l’absence actuelle de principe unificateur, elles sont considérées comme indépendantes les unes des autres. L’apparition des super-ordinateurs a permis à l’astrophysique de modéliser le développement de l’univers, puis de modifier ces constantes une à une ou en même temps afin de simuler de nouveaux univers (« univers jouets »). Le nombre des univers jouets ainsi obtenu est quasi infini. Certaines de ces simulations ont montré que la quasi-totalité des univers jouets découlant de ces simulations sont stériles. Selon ces simulations, seul un réglage hyper-fin des 15 constantes de base permet l’apparition de l’univers stable et viable dans lequel nous sommes. Les tenants du principe anthropique refusent d’y voir un simple « heureux hasard », qui serait crédible s’il ne portait que sur le réglage d’une seule constante, mais impossible sur celui de 15 constantes indépendantes » (2)  

 Quelques exemples de constantes de l’univers et du réglage fin  (Fine Tuning)

« 98 % de la matière visible est composé d’hydrogène et d’hélium. Tous les autres éléments (les éléments lourds : carbone, fer, oxygène notamment qui sont les constituants de la matière organique donc de l’être humain) ne représentent que les 2 % restants Seuls l’hydrogène et l’hélium se sont formés lors du Big Bang et tous les autres éléments se sont formés dans les étoiles sur une période de plusieurs milliards d’années .   Il existe 4 forces fondamentales dans notre univers : la force gravitationnelle, la force forte, la force électromagnétique et la force faible. Certains auteurs pensent que si ces 4 forces avaient été proportionnellement différentes, elles auraient produit des phénomènes incompatibles avec la vie. Selon Hugh Ross, le rapport de la force électromagnétique et gravitationnelle est finement ajusté à 10-40 près si la force gravitationnelle avait été moins forte, il n'y aurait eu aucune étoile   et la vie des étoiles aurait été trop courte et trop irrégulière pour permettre l'apparition de la vie.  Si la force gravitationnelle avait été plus forte, il n'y aurait eu aucune étoile et aucun élément lourd, indispensable à la vie, n'aurait été produit.  Le béryllium, le carbone et de l’oxygène   éléments nécessaires à la vie fondée sur ces atomes n’auraient pu être formés » (2)

  «  Il se trouve que l’un de ces défenseurs d’un ordre cosmologique profond n’est autre que le physicien russe George Gamow. Il a participé en 1933 à la Conférence Solvay et a pu partager ses idées avec tous ses illustres collègues, Einstein en premier. Selon Gamow (  il était impensable que la vie ait pu apparaître par hasard sur la Terre. Pour en convaincre son entourage, il répétait ce chiffre à qui voulait l’entendre : la probabilité selon laquelle la molécule d’ADN se serait assemblée « par hasard » est de 1 sur 10 puissance 40 000. C’est-à-dire 1 suivi de 40 000 zéros ! Ce chiffre est tellement immense qu’il n’a évidemment plus aucun sens physique C’est d’ailleurs dans le même sens que le biologiste américain Richard Dawkins (connu,   pour ses positions évolutionnistes) reconnaît que la probabilité pour qu’une simple molécule d’hémoglobine s’assemble d’elle-même, par hasard, est de 1 contre 10 puissance 190 !Haut du formulaire  Analysant la toute première lueur  380.000 après le Big Bang George Smoot  aurait Dieu « C’est comme voir le visage de Dieu ! »  il croit voir au coeur de cette lumière primordiale « l’écriture manuscrite de Dieu ».  (1)   

 La constante cosmologique

  Un  exemple encore plus frappant : celui de la célèbre « constante cosmologique ». De quoi s’agit-il ? D’un nombre pur   qui devait exister à l’instant même du Big Bang, lorsque l’âge de l’Univers n’était que 10-43 seconde. Cette mystérieuse constante est sans doute le nombre désignant une quantité physique le plus petit de tout l’univers : 10 puissance – 120, soit un zéro une virgule et 119 zéros avant que l’on trouve enfin le 1. Celle-ci contrôle minutieusement la densité du cosmos, de sorte qu’aujourd’hui, celui-ci est presque plat   Au moment du Big Bang, le rapport entre la densité de l’Univers et la densité critique   Oméga) était incroyablement proche de 1. Le nombre Oméga avait une valeur imperceptiblement supérieure à 1 et enchaînait 59 zéros derrière la virgule avant qu’on trouve enfin un chiffre non nul.   La déviation par rapport à 1, absolument infime, n’apparaît qu’à la soixantième décimale. Si l’on enlève quelques zéros sur 119 à notre constante, alors celle-ci aurait été un peu plus grande et l’Univers se serait dilaté beaucoup plus vite, trop vite pour que les étoiles et les galaxies aient le temps de se former. Le cosmos serait resté désespérément vide,   A l’inverse, quelques zéros en plus et l’Univers, incapable de se dilater correctement, serait depuis longtemps retombé sur lui même D’où vient cette stupéfiante valeur ?    Pour Roger Penrose : les chances d’apparition de la vie sur Terre il y a quatre milliards d’années seraient d’environ 1 sur 101000. «  (1)

 Le nombre de Sommerfield  Arnauld :  La constante de structure fine

 Ce  nombre a été  découvert par  Sommerfeld en 1916. Il s’agit de la « constante de structure fine Il  s’écrit 1 divisé par 137,035999679. Le résultat est 0,0072973525376… Tout se passe comme si ce nombre pur, venu de nulle part, était réglé avec une incroyable précision afin que « tout marche bien ».     Si l’on divise cette  constante de structure fine par la constante « réglant » la gravitation, il en résulte un nouveau nombre pur. Celui-ci s’écrit 10 puissance 36, A partir de là, Feynman fait remarquer que si l’on enlève un seul zéro à ce nombre, tout change ! En effet, l’expansion de l’Univers se trouve brutalement ralentie et l’Univers ne peut pas grandir ! Résultat : la vie ne peut même pas apparaître. A l’inverse, si l’on ajoute ne serait-ce qu’un unique zéro au bout de cette longue chaîne, tout va trop vite dans l’Univers qui s’emballe : les étoiles et les planètes ne peuvent pas se former. l’Univers ne pourrait pas engendrer la moindre trace de vie.  la valeur de cette constante n’est « sûrement pas » due au hasard   Feynman  a eu l’audace de parler ouvertement de « la main de Dieu ».  Einstein n’a pas le moindre doute : l’Univers n’est pas né par hasard ! « En tout cas, moi, je suis convaincu que Dieu ne joue pas aux dés ! »    Qui a  fixé cette constante ? Par quel miracle a-t-elle juste la valeur Tout cela avec une précision hallucinante, correspondant à un réglage au milliardième de milliardième de milliardième près ».    (1)

 La complexité du vivant

 Dans le même ordre nous ne pouvons pas ne pas signaler la complexité du vivant  L'univers nous sera-t-il un jour révélé dans la totalité de sa réalité ? Parviendrons-nous à percer le secret de sa vraie mélodie ? Comment l'infiniment petit a-t-il accouché de l'infiniment grand et comment l'univers tout entier, avec ses centaines de milliards de galaxies, a-t-il jailli d'un "vide microscopique" ? Comment, grâce à l'alchimie créatrice des étoiles et à l'existence des planètes, la vie et la conscience ont-elles surgi ?  Dans son ouvrage «  La mélodie secrète » « Trinh Xuan Thuan nous décrit le monde,   dans ses infiniment grandes et petites dimensions. Et l'émerveillement nous saisit, tout autant que l'incompréhension et l'incrédulité  Parmi les huit planètes, du système solaire la Terre offre des conditions privilégiées : sa température est modérée, l’eau liquide s’y est abondamment formée et toutes sortes d’atomes ont essayé de se combiner. La chimie a trouvé des conditions idéales et la complexité y atteindra des sommets.   elles sont infiniment plus nombreuses que les atomes, infiniment plus variées et leurs propriétés sont bien différentes. La construction des molécules est plus complexe que celle des atomes.   Mais plus elles sont complexes, moins leur construction devient probable »  (3)      

Le nombre π

 Enfant, l’école nous à tous appris à calculer la circonférence d’un cercle grâce au fameux nombre pi  Bien des mystères planent au-dessus de cette valeur de 3,1416..… Le nombre Pi  se calcule avec des milliards de décimales comme l’on montré  deux mathématiciens japonais  Pi   est rigoureusement ordonné, déterminé, jusqu’à l’infini.   C’est l’un des nombres  mythique dont on ne sait pas d’où il vient mais aussi le fait que l’on retrouve dans plusieurs formules importantes concernant la Physique

«  La découverte et l’utilisation de π  ont été fortement influencées par la géométrie et la recherche d’un lien entre la circonférence et le diamètre d’un cercle durant l’antiquité. Archimède fût le premier à démontrer que ce rapport très précis entre le périmètre et le diamètre d’un cercle était le même qu’entre l’aire d’un disque et son rayon au carré Un grand nombre de scientifiques se mirent à chercher des valeurs de plus en plus précises. Si ces mystérieuses décimales fascinent autant, c’est parce qu’elles se succèdent infiniment et aléatoirement.   Mais le mystère ne s’arrête pas là… Les mathématiciens se sont vite rendu compte que Pi se cachait dans un grand nombre de formules mathématiques..   Pi est donc un nombre aux décimales s’enchainant les unes après les autres sans logique apparente et de manière interminable. Comment est-il possible de retrouver rigoureusement le même nombre, si hasardeux, dans autant de domaines mathématiques ? » (4)   Une tradition anglo-saxonne veut que l’on fête l’anniversaire de π dans certains départements mathématiques le 14 mars. Le 14 mars qui est noté « 3/14 »   appelé la journée de pi

 Le nombre d’or   et la suite du Fibonacci qui a fait sa thèse à  Béjaïa en 1175

   De la même manière, en été, ce sont les fleurs qui nous intriguent : le nombre de leurs pétales est rigoureusement déterminé, sans la moindre erreur possible, par une constante mathématique qu’on appelle le nombre d’or. Une marguerite peut avoir 5, ou 8 ou encore 13 pétales. Mais jamais 10 ou 11.  Le hasard est-il capable, à lui seul, d’ordonner les choses avec un tel succès ? Comment se faire une idée à peu près juste de cette réalité profonde qui nous entoure ? Comment avoir un point de vue un peu assuré sur cette question si difficile de l’ordre et du hasard ? Ces fleurs ont été pensées. Mais par qui ?    Pourtant, il existe une loi purement mathématique qui oblige, de manière invisible et implacable, chaque fleur du monde à avoir certains nombres bien précis de pétales et jamais d’autres.  Leonardo Fibonacci.  savant de génie,   né à Pise vers 1175, a grandi en Algérie , à Béjaïa.  Il écrit lui même qu’il a appris les mathématiques auprès d’un maitre admirable ( exmirabili  magisterio)» (1)   

Il publie en 1202  le  Liber Abaci )   c’est lui qui a introduit en Europe , les chiffes arabes  0, le 1, le 2, le 3, etc. et, dans la foulée, le fameux système décimal En Occident, on calculait péniblement à l’aide de chiffres romains.  On lui doit La fameuse suite dite plus tard de  Fibonacci   0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, etc. ce sont les chiffres très particuliers de cette suite qui indiquent le nombre de pétales de nos fleurs !   Il est étroitement dicté par cette étrange suite Pour le savoir, calculez  le rapport entre deux nombres successifs de cette suite ; par exemple 13 divisé par 8   Nous obtenons un nombre sans fin, qui tend vers ce nombre très célèbre, que les mathématiciens appellent le « nombre d’or ». Il s’écrit 1,618… et comme π, il s’en va vers l’infini.   Lorsqu’on lui ajoute 1, il se multiplie par lui-même. Au contraire, si on lui enlève 1, le nombre 0.618 est obtenu par son inverse   Ce fameux nombre d’or se retrouve dans la nature, y compris les plus inattendues : les spirales des coquillages, Mais pourquoi en est-il ainsi Pourquoi la nature obéit-elle à cette suite de nombres ? » (1)  

 Le Nombre d’or et la distance de la Mecque aux Pôles

Au risque d'être taxé d'adepte du concordisme, une application  du Nombre d'or inexpliquée  s’offre à nous : la distance ente la  Mecque  et le Pole Nord    et la distance  entre la Mecque et le Pole Sud obéissent curieusement au nombre d’or  En effet à partir des valeurs de la circonférence de la Terre  (40075km)    La distance entre La Mecque, et le pôle Sud K.S  est de 12404 km  La distance entre La Mecque,   et le pôle Nord K.N.est de  7634 km   Le Rapport  K.S./K.N. =  12404/7634  = 1.62483625884   

Comparé au Nombre d’or  1.618 033 9887  Rapport : 1.00420403415 Erreur   4/1000  Y a t il une explication ?»  (5)

De plus  la somme des deux distances K.N + K.S= 20038 km    Circonférence Terre 40075 /2  = 20037,5   Rapport   1,00002495 . Doit y voir la main de Dieu ? 

Le théorème d’incomplétude de  Kurt Godel : « Dieu  existe »

   Dans les années  1930 culmine la conviction que la science, fondée sur les mathématiques et la raison, sera bientôt en mesure de tout expliquer dans l’Univers, de triompher de l’ignorance sans faire appel à quoi que ce soit d’extérieur. En 1931, écrivent Igor et Grischka Bogdanov,  Gödel  publie ses deux  théorèmes d’incomplétude, va anéantir cette croyance.  En gros  ceci : il existe (en mathématique) des choses vraies qu’il est impossible de prouver. Autrement dit, un système a beau être cohérent (par exemple on peut y calculer à l’aide des nombres entiers), pour autant il ne sera jamais complet. Certaines choses, pourtant vraies mathématiquement, ne pourront jamais être démontrées, à moins de sortir des limites de ce système. Est-il possible d’appliquer le théorème de Gödel à l’Univers tout entier ? l’application de ses résultats sur l’incomplétude n’est pas limitée à tel ou tel système. Un point fort : l’Univers est gouverné par des lois. C’est donc un système cohérent    En effet, comme un système ne peut pas être en même temps consistant et complet, l’Univers (qui est visiblement cohérent) est donc inévitablement incomplet.  Pour que notre Univers puisse être expliqué   il faut donc se référer à quelque chose qui lui est extérieur.  ce « quelque chose » se situe nécessairement en dehors du cercle qui symbolise, dans notre exemple, la limite de l’Univers.   Il en conclut que l’Univers ne peut pas tirer sa signification de lui-même. Pour qu’on puisse lui trouver un sens, on doit obligatoirement se référer à une cause qui lui est extérieure. En somme, se dit Gödel en rédigeant sa propre « preuve » de l’existence de Dieu  Quelques mois plus tard, il achève la première version de sa « preuve ontologique » où, effectivement, l’on peut suivre les développements logiques et lire sa conclusion : « donc, Dieu existe ». (1)

 Bien plus tard Les spécialistes de l’Intelligence artificielle   de l’Université technologique de Vienne et de l’Université libre de Berlin s’en sont assurés : c’est parce que la preuve de Gödel était si fortement formalisée qu’elle a pu être vérifiée en 2013 par ordinateur. Et, à la fin, l’ordinateur a donné son feu vert. Depuis, pour les scientifiques, c’est une certitude : la chaîne de raisonnement de Gödel est en béton. Dans tous les cas, Kurt Godel le « Mozart des mathématiques » a démontré une chose : « La thèse de l’existence nécessaire de Dieu peut être développée d’une manière qui satisfait aux exigences les plus strictes en matière de justification scientifique. »  (6)

 Existence de Dieu : les mathématiques ont enfin la réponse

 Dans le même ordre que la preuve de Godel , une autre publication affirme qu'avec les mathématiques , ne rejettent pas  l'existence de Dieu. Nous lisons: " Après quinze siècles de recherches menées par les plus grands penseurs, les mathématiques et l'informatique ont parlé : selon les règles de la logique, l'existence de Dieu est nécessaire ! Wakan Tanka pour les Sioux, Mulungu pour les Bantous, l'Éternel Ciel bleu pour les Mongols, YHWH, Allah, Odin, Brahma… Depuis la nuit des temps, quel que soit le nom qui lui est donné, les croyants en parlent avec ferveur, les athées avec conviction, les agnostiques avec distance. Christoph Benzmüller est le premier à pouvoir l'affirmer avec certitude : "Dieu, existe nécessairement. On ne peut penser un monde dans lequel il n'existerait pas." Cette assurance, ce chercheur de l'université de Berlin la tire des mathématiques, et de leur cœur même, la logique. Mieux : il la fonde sur la capacité de l'informatique à valider sans erreur possible les démonstrations. Parachevant des siècles de réflexions métaphysiques, son logiciel a vérifié la justesse de l'argument ontologique selon lequel l'existence de Dieu est nécessaire à tout système de pensée logique. Et l'ordinateur a parlé : "L'énoncé 'Dieu existe' est une proposition vraie au sens logique et mathématique . Précisons que sa démarche n'est pas portée par la foi. Ce qui est intéressant, c'est d'investiguer la cohérence d'un concept, qu'on l'appelle Dieu ou non   Le théorème n'affirme pas que Dieu existe réellement. Juste qu'il est irrationnel de dire qu'il n'existe pas » (7)

 Les  opinions de scientifiques  sur l’existence de Dieu 

   Nous venons de décrire quelques constantes avec une précision  telle que l’expansion de l’Univers, et chaque fois  une voie qui élimine le hasard est suivie . Car si on devait s’en remettre au hasard les scientifiques parlent de probabilité infime pour tomber le bon univers, la bonne Terre, la bonne atmosphère, la bonne température  pour que la vie puisse émerger . On est en droit en dehors de tout prosélytisme déiste qu’il y a quelque chose ou quelqu’un qui prend soin de nous en nous faisant naitre au bon endroit pour que la mélodie secrète de l’avènement de la vie puisse avoir lieu. À l’orée du XXIe siècle, croire en un dieu créateur serait-il possible ?  Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies  affirment dans leur  ouvrage que l'existence d'un dieu créateur de l'Univers est scientifiquement prouvée.  Pour eux  les découvertes scientifiques du XXe siècle et de ces deux dernières décennies, loin d’éloigner l’idée de Dieu, permettent au contraire aujourd’hui d’affirmer que l’Univers a un début absolu  S'il y a un début à l'Univers, c'est qu'il y a une cause qui précède son apparition. L’autre constat, c’est qu’il y a un réglage fin de l’Univers. Si les constantes, ou données initiales de l’Univers, n’avaient pas été très exactement ce qu’elles sont, les atomes n’auraient pas pu exister, les étoiles n’auraient pas pu se former et durer des milliards d’années, et la vie complexe n’aurait eu aucune chance de se développer.  Les seules lois du hasard peuvent-elles suffire à expliquer l’existence de l’homme, ou est-ce totalement improbable ? Si c’est totalement improbable, cela pose une question. Dans les années 1960, Robert Dicke remarque le premier que, si un instant après le Big Bang, la vitesse d’expansion de l’Univers était à peine différente, si on changeait simplement la quinzième décimale après la virgule, on ne serait pas là pour en parler. On parle de précision à 10120, soit le 120e chiffre après la virgule.. Il a fallu un nombre hallucinant de conditions pour que la vie apparaisse sur Terre,   Il fallait avoir une distance adéquate au soleil, être dans le bon endroit de la galaxie et d’innombrables autres circonstances improbables... »  (8)  (9)

Il faut rapporter cependant  signaler que dans l’ouvrage précité que « la démonstration  scientifique » est instrumentalisée au profit d’un prosélytisme judéo-chrétien. Ce qui a fait réagir le Prix Nobel de Physique Robert  Wilson  qui a fait sa préface sur la lecture unique de la première partie de l’ouvrage « Je regrette écrit-il d’avoir été impliqué dans ce projet. » (10) 

L’histoire des avancées  de la science peut il nous amener à admettre les « preuves » de l’existence de Dieu ?  La question de Dieu et de la science a toujours fait l'objet de débats :     « Les scientifiques ont souvent entretenu des relations délicates et complexes avec la religion et les croyances métaphysiques. On trouve souvent des scientifiques affichant clairement leur athéisme ou, leur agnosticisme. Il existe cependant parmi eux des croyants en Dieu : «    Pascal, le mathématicien, inventeur est l’auteur du célèbre « pari » sur l’existence de Dieu. Écoutons-le : « il faut parier ; (…), puisqu’il faut nécessairement choisir.   Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu’il est, sans hésiter. »  Pour   Isaac Newton, une intervention divine était nécessaire « pour raccommoder de temps en temps la machine du monde ».   Voltaire, certes plus philosophe que physicien et encore plus incroyant, rejoint Newton en déclarant : « L’univers m’embarrasse et je ne puis songer / Que cette horloge existe, et n’ait point d’horloger. »  Au XXe siècle, Einstein,   recourrait à la boutade : « Dieu ne joue pas aux dés ».  La croyance en Dieu et la science ne sont nullement incompatibles : L’abbé Georges Lemaître, astrophysicien, inventeur de la théorie du « big bang » déclarait : «  Quand je rentre au Laboratoire je laisse ma soutane au vestiaire »   D’autres grands savants ajoutent leur propre profession de foi, chacun à sa manière. Charles Darwin énonce : « Je crois la théorie de l’évolution parfaitement conciliable avec la foi en Dieu. » Thomas Edison déclare : « J’admire tous les ingénieurs, mais surtout le plus grand d’entre eux : Dieu. » Louis Pasteur précise : « Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène. »   La bonne solution – mais y en a-t-il une ? – serait d’admettre que les deux registres, celui de la métaphysique et celui de la science, sont disjoints » (11)

 Conclusion

   Par un paradoxe plus apparent que réel, le discours scientifique introduit par la théorie du Big Bang ainsi que l'étude des origines de la vie replacent face à face les théologiens et les hommes de science. Ces derniers sont incapables d'expliquer l'instant 0, leur récit débute à partir du mur de Planck, à 10 puissance moins 43 seconde après le Big Bang, c'est-à-dire un zéro suivi de 42 zéros après la virgule avant le 1er chiffre non nul, ce qui constitue pourtant un intervalle de temps inimaginablement court ! Les origines de la vie, en particulier les mécanismes pouvant expliquer l'évolution entre les premiers acides aminés et les hélices enchevêtrées de l'ADN, restent aussi énigmatiques. Sommes-nous là par hasard ou existe-t-il un principe anthropique, développé par l'astronome anglais Brandon Carter en 1974 et selon lequel l'univers a été réglé très précisément pour l'émergence de la vie et de la conscience ?    le hasard implique non-sens et désespoir, c'est pourquoi il préfère parier sur le sens et l'espérance portés par le principe anthropique. Il considère aussi qu'il serait fort surprenant que la vie n'existât pas ailleurs dans l'espace, eu égard au nombre astronomique d'étoiles et de galaxies qui peuplent cet univers homogène et isotrope » .  (3) 

      L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan écrit à propos du fine tuning  : « l’Univers se trouve avoir, très exactement, les propriétés requises pour engendrer un être capable de conscience et d’intelligence (l’homme) ». (…)  Une autre raison pour laquelle je m’insurge contre l’hypothèse du hasard est que je ne puis concevoir que toute la beauté, l’harmonie et l’unité du monde soient le seul fait de la chance. Je pense qu’il faut parier, comme Pascal, sur l’existence d’un principe créateur mais c’est un postulat que la science est incapable de démontrer, qui relève de la métaphysique. Je suis persuadé que la science n’est pas la seule fenêtre qui nous permet d’accéder au réel. Ce serait arrogant, de la part d’un scientifique, d’affirmer le contraire. La science nous apporte des informations, mais n’a rien à voir avec notre progrès spirituel et notre transformation intérieure. Confronté à des problèmes éthiques et moraux, notamment en génétique, le scientifique a besoin de la spiritualité pour l’aider à ne pas oublier son humanité » (12)

    Peut être qu’il faille se rappeler que Dieu ne crée rien d’une façon non ordonnée. Le verset 27 de la sourate Cad (38)  : «  Nous n’avons pas crée en vain  le ciel et la Terre et ce qui se trouve entre les deux » Dans la Sourate  Ar –Rahman(55)   nous remarquons cette harmonie   Sans aller jusqu'au concordisme   On ne peut qu’être intrigué  par cette allusion au fine tuning (accord fin)   pour l’apparition de la vie Nous lisons : «  Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. « Il a créé l'homme.  Il lui a appris à s'exprimer clairement. Le soleil et la lune [évoluent] selon un calcul [minutieux].  Et Il a établi la balance.  Afin que vous ne transgressiez pas dans la pesée: Donnez [toujours] le poids exact et ne faussez pas la pesée.  Quant à la terre, Il l'a étendue pour les êtres vivants:  Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? »

  Je termine cette réflexion plus que jamais convaincu que même si la foi n’a pas besoin de preuve,  il faut aller vers la science pour  tenter de répondre au questionnement qui nous vient de la nuit du temps . D'où venons nous ? Ou allons nous ? Que faisons nous sur cette Terre ? Comment expliquer l'harmonie qui règne sur cette Terre  malmenée dans tout les sens et que nous abîmons d'une façon méthodique amenant à Dieu ne plaise cette sixième extinction  dont la responsabilité est imputable à l'homme  qui pense tout à faire  sans respecter les fragiles équilibres de la nature.   

1.Igor et Grichka Bogdanov La pensée de Dieu Editions Grasset   Paris 2012

2.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ajustement_fin_de_l%27Univers

3.Trinh Xuan Thuan : La mélodie secrète Editions Gallimard 1988 Paris 

4.https://amphisciences.ouest-france.fr/2017/09/03/les-mysteres-de-pi/

5.https://dateandtime.info/fr/distancenorthpole.php?id=104515

6.https://nac.today/fr/a/908945

7.Thomas Cavaillé-fol et Cyrill Nikitine  https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/pourquoi-on-croit-en-dieu-les-mathematiques-ont-enfin-la-reponse-57595 01 09 21

8. Michel-Yves Bolloré, Olivier  Bonnassies, / Dieu , la science , les preuves. Edition Tredaniel 2021 

9.https://www.cnews.fr/science/2021-11-16/dieu-la-science-les-preuves-lunivers-t-il-ete-engendre-par-un-createur  16/11/2021

10.Mathieu Perreault 17 avril https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2022-04-17/dieu-sous-la-loupe-de-la-science.php

11.. https://fnep.org/blog/2021/05/26/mai-2021-et-dieu-dans-tout-cela/

12 https://www.atoi2voir.com/spiritualite/dieu/dieu-existe-t-il/1120-je-ne-crois-pas-au-hasard-dans-lunivers/

Professeur Chems Eddine Chitour

jeudi 3 mars 2022

10! secondes = 6 semaines

 Deux pierres bâtissent deux maisons. 


Trois pierres bâtissent six maisons. 


Quatre pierres bâtissent vingt-quatre maisons. 


Cinq pierres bâtissent cent vingt maisons. 


Six pierres bâtissent sept cent vingt maisons. 


 Sept pierres bâtissent cinq mille quarante maisons. 


 A partir de la et pour ce qui suit, va et médite ce que la bouche ne peut exprimer et ce que l'oreille ne peut entendre. 


 RÈGLE DES PIERRES ET DES MAISONS 

 2 = 1 × 2


 6 = 1 × 2 × 3 


 24 = 1 × 2 × 3 × 4 


 120 = 1 × 2 × 3 × 4 × 5 


 720 = 1 × 2 × 3 × 4 × 5 × 6 


 5040 = 1 × 2 × 3 × 4 × 5 × 6 × 7



SEPHER YETSIRAH 

 LE LIVRE de la CRÉATION


Sepher Yetsirah (girolle.org)

lundi 7 février 2022

Et si le temps n’existait pas ?

 Le temps, estime Carlo Rovelli, n’est qu’une question de perspective, et non une vérité universelle. C’est un point de vue que les humains ont en commun et qui est le produit de notre biologie, de notre évolution, de notre place sur terre et de la position de notre planète dans l’Univers.

“De notre point de vue – celui de créatures représentant une petite partie du monde –, le monde baigne dans le temps”, écrit le physicien. Au niveau quantique pourtant, les durées sont trop courtes pour être fragmentées, et le temps n’existe pas.

En fait, poursuit Rovelli, il n’existe rien du tout. L’Univers entier se compose d’une infinité d’événements. Ce qui nous semble être un objet – une pierre, par exemple – est en réalité un événement se déroulant à une vitesse dont nous n’avons pas conscience. Car cette pierre est en réalité dans un état de transformation constant. Considérée sur une échelle de temps suffisamment longue, elle aussi n’est qu’une forme éphémère, appelée à se transformer.

“Dans la grammaire élémentaire du monde, il n’y a espace, ni temps : uniquement des processus qui transforment les quantités physiques [ce qui peut être mesuré] les unes dans les autresdont nous pouvons calculer les probabilités et les relations”, écrit Rovelli.

Un hasard, pas une nécessité

Si le temps nous semble s’écouler d’une façon ordonnée, c’est parce que nous nous trouvons sur la Terre, une planète caractérisée par une relation entropique unique avec le reste de l’Univers. La façon dont notre planète se déplace crée pour

[...]

Ephrat Livni



mercredi 2 février 2022

La tablette de Plimpton Triplet pythagoricien

 Sur la tablette acheté en 1922 par Georges Arthur Plimpton à un marchand d’objets archéologiques se trouve quinze triplets pythagoriciens en écriture sexagésimale. On ne sait pas la nature de ce document, est-ce un précurseur de la trigonométrie ou un document didactique pour exercer des étudiants. Quoi qu’il en soit il prouve que vers 1800 avant notre ère le théorème de Pythagore était connu par les babyloniens et que cette recherche de triplets intéressait déjà les mathématiciens de l’époque.

Les triplets que l’on trouvent sur cette tablette ne sont pas les plus simples, on ne trouve pas (3,4,5) par exemple, ce qui laisse penser à un document pour l’apprentissage.

Voici les quinze triplets de la tablette Plimpton 322 :

  1. (119, 120, 169)
  2. (3 367,3 456,4 825)
  3. (4 601, 4 800, 6 649)
  4. (12 709, 13 500, 18 541)
  5. (65, 72, 97)
  6. (319, 360, 481)
  7. (2 291, 2 700, 3 541)
  8. (799, 960, 1 249)
  9. (481, 600, 769)
  10. (4 961, 6 480, 8 161)
  11. (45, 60, 75)
  12. (1 679, 2 400, 2 929)
  13. (161, 240, 289)
  14. (1 771, 2700, 3 229)
  15. (56, 90, 106)   

Étranges n’est-ce pas ? Pourquoi ces triplets sont-ils aussi compliqués ?

Tous ces triplets sont primitifs, sauf le n°11, (45, 60, 75) qui un multiple de (3, 4, 5), le n°15 qui est un multiple de (28, 45, 53). Signalons en effet que pour un triplet Pythagoricien donné, on peut en trouver une infinité d’autres en multipliant chaque terme par le même nombre entier. Un triplet n’étant multiple d’aucun autre ou en terme plus technique, dont les termes sont premiers entre eux ou encore dont le plus grand diviseur commun est 1, est un triplet primitif.


source

mercredi 12 janvier 2022

Article du Monde

 

En 1623, Galilée dans Il Saggiatore écrit : « On ne peut comprendre [le livre de l’Univers] si l’on ne s’applique d’abord à en comprendre la langue et à connaître les caractères avec lesquels il est écrit. Il est écrit dans la langue mathématique (…)». Il fonde ce faisant la physique moderne comme scindée de la philosophie, et relevant entièrement de la rationalité mathématique.

La suite a montré à quel point son intuition, qui était aussi et reste toujours un acte de foi, était juste : jusqu’à présent, les physiciens ont travaillé avec succès à dévoiler les lois mathématiques régissant les phénomènes, en présupposant à chaque fois leur existence. Les millénaires écoulés entre la naissance des mathématiques et leur utilisation en physique montrent au passage que ce rapprochement entre les phénomènes naturels et les lois mathématiques de notre rationalité humaine était loin d’être évident.

La suite de l’histoire fut bien sûr à double sens. On pourrait ainsi décrire en grand détail comment un grand nombre de théories et d’outils mathématiques, de la transformée de Fourier à la géométrie symplectique, furent inspirés par la physique. Mais en notre époque où celle-ci est souvent présentée débarrassée de son appareil théorique en vue de la rendre plus accessible, il est encore plus utile de rappeler ici à quel point la physique est depuis toujours articulée étroitement à la science mathématique, et ne peut se passer d’elle.

Un des exemples les plus étonnants de cette relation intime est sans conteste fourni par les nombres complexes. Au XVIe siècle, les mathématiciens ont éprouvé le besoin d’adjoindre aux nombres ordinaires un nombre supplémentaire, baptisé i (pour « imaginaire »), dont la propriété principale est d’avoir un carré négatif : i² = -1. Les nombres augmentés de ce nombre imaginaire s’appellent les complexes, et se mettent tous sous la forme a + b·i, comme 2 + 3i.

Rien de plus abstrait donc que ce nombre fictif, vu que les nombres ordinaires ont tous un carré positif (2² = (-2) ² = 4) ! Et pourtant, les nombres complexes ont naturellement trouvé leur utilité en physique. Au XIXe siècle ils ne sont d’abord utilisés que comme outil car ils simplifient les calculs des problèmes ondulatoires. Un outil commode certes, mais dont on pourrait parfaitement se dispenser.

L’abstraction confirmée par le réel

En revanche, quand en 1929 Erwin Schrödinger réussit à synthétiser dans l’équation qui porte son nom l’ensemble des règles quantiques – que trente ans de recherches expérimentales ininterrompues avaient peu à peu mises au jour de façon disparate et ad hoc –, une véritable surprise attendait la communauté des physiciens.

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Ce que la physique doit aux mathématiques (lemonde.fr)

vendredi 7 janvier 2022

CKPLAN

 5553825628557


somme des chiffres 66

number of 2s | 2

number of 3s | 1

number of 5s | 6

number of 6s | 1

number of 7s | 1

number of 8s | 2

(digits which do not occur in the representation are omitted)


 | base representation | digit sum

base 2 | 10100001101..._2 (43 digits) | 20

base 3 | 20112222110112..._3 (27 digits) | 29

base 4 | 11003101213031..._4 (22 digits) | 27

base 5 | 12114432133301..._5 (19 digits) | 37

base 6 | 15451220421451..._6 (17 digits) | 47

base 7 | 11121516556343..._7 (16 digits) | 51

base 8 | 12064316334061..._8 (15 digits) | 45

base 9 | 21587348662063_9 | 61


5553825628557×2^65 = 2.04900000000000130484771670196224 × 10^32



samedi 18 décembre 2021

Mathématiques

 Le mathématicien présente à cet égard toutes les qualités pour occuper la place du fou.


 Son langage est hermétique au commun des mortels, car il parle de l’essence des choses et non de leur réalité perceptible, son discours porte sur le visible, sur le sensible, tout en se situant au delà du perceptible pour ne s’intéresser qu’à la construction qui l’ordonne et le structure. 


Comme le philosophe, comme le mystique soufi, il ne peut donc parler utilement qu’à ses pairs, aux initiés, à ceux qui peuvent le comprendre.


 Il se situe de facto en marge de la société où il vit, celle-ci l’habite plus qu’il ne l’habite, parce qu’il demeure en dehors de l’écume de ses codes, parce qu’il perce ses vérités et détruit ses mythes.

Et si on a rarement vu des mathématiciens sur les bûchers, ce n’est pas que leurs écrits n’en fussent pas passibles.


 On prête par exemple à Grigori Perelman, qui refusa la médaille Fields en 2006 et le prix Clay en 2010, pour sa démonstration de la conjecture de Poincaré, un des « sept problèmes du millénaire » recensés par ce dernier et dotés d’un million de dollars, cette explication des raisons de son attitude : 


« Pourquoi ai-je mis tant d'années pour résoudre la conjecture de Poincaré ? 

J'ai appris à détecter les vides.

 Avec mes collègues nous étudions les mécanismes visant à combler les vides sociaux et économiques.

 Les vides sont partout.

 On peut les détecter et cela donne beaucoup de possibilités… 

Je sais comment diriger l'Univers.

Dites-moi alors, à quoi bon courir après un million de dollars ? »



.../...


J’ai toujours été intrigué pour ma part par cette réaction du plus grand nombre de mes interlocuteurs lorsque j’en venais à leur avouer ma profession :

 « Moi, je n’ai jamais rien compris aux Maths », répondaient-ils le plus souvent.

 « Lakoum dinoukoum wa lana dinouna », semblaient-ils ainsi proclamer, consommant instantanément la rupture du dialogue entre eux et moi, sur ce sujet tout au moins.

 Révélant à quel point le désert mathématique est abyssal dans notre société, car imaginerait-on un instant le dernier des ignorants proclamer sans honte qu’il ne comprendrait rien à l’histoire, à la biologie, ou même à la philosophie dont la prégnance au Lycée est pourtant si anecdotique ?


 Alors que les mathématiques nous bercent, certes à notre corps défendant le plus souvent, depuis que nous avons ouvert les yeux sur le monde, leur utilité apparaît toute relative à l’écrasante majorité de la population qui s’en passe fort bien.


 Les mathématiciens pourraient s’en consoler en invoquant Fontenelle, qui écrivait en 1699 : 


«On appelle d’ordinaire inutiles les choses que l’on ne comprend pas », 

mais cette consolation suffira-t-elle aux esprits rationnels qu’ils sont ?



.../...


Mohamed Jaoua


Source

mardi 23 novembre 2021

Théorème de Wilson

 

Théorème de Wilson

Un exemple d'équation diophantienne utilisant ces outils pour sa résolution est le théorème de Wilson. Il correspond à la résolution de l'équation suivante, le signe ! désignant la fonction factorielle :

(x - 1)! + 1 = y\cdot x\;

Les seules valeurs de x différentes de un vérifiant cette équation sont les nombres premiers.

Théorème de Wilson — Un entier p strictement plus grand que 1 est un nombre premier si et seulement s'il divise (p – 1)! + 1, c'est-à-dire si et seulement si1 :

Exemples[modifier | modifier le code]

  • Si p est égal à 2, alors (p – 1)! + 1 est égal à 2, un multiple de 2.
  • Si p est égal à 3, alors (p – 1)! + 1 est égal à 3, un multiple de 3.
  • Si p est égal à 4, alors (p – 1)! + 1 est égal à 7 qui n'est pas multiple de 4.
  • Si p est égal à 5, alors (p – 1)! + 1 est égal à 25, un multiple de 5.
  • Si p est égal à 6, alors (p – 1)! + 1 est égal à 121 qui n'est pas multiple de 6.
  • Si p est égal à 17, alors (p – 1)! + 1 est égal à 20 922 789 888 001, un multiple de 17 car 17 × 1 230 752 346 353 = 20 922 789 888 001.

vendredi 6 août 2021

Cristal temporel

 Dans un nouveau document de recherche, les scientifiques de Google affirment avoir utilisé un processeur quantique pour une application scientifique utile : l'observation d'un véritable cristal de temps.

Si le terme "cristal de temps" fait penser à de la science-fiction, c'est parce que c'est le cas. Les cristaux de temps ne sont rien de moins qu'une nouvelle "phase de la matière", selon les termes des chercheurs. Cela est théorisé depuis quelques années déjà comme un nouvel état qui pourrait potentiellement rejoindre les rangs des solides, des liquides, des gaz, des cristaux, etc. L'article universitaire doit cependant encore faire l'objet d'un examen par les pairs.

Les cristaux de temps sont également difficiles à trouver. Mais les scientifiques de Google déclarent à présent, de manière plutôt excitante, que leurs résultats établissent une "approche évolutive" pour étudier les cristaux de temps sur les processeurs quantiques actuels.

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Les systèmes tendent naturellement vers un état état ayant l'énergie la plus faible possible

Pour comprendre pourquoi les cristaux temporels sont intéressants, il faut avoir quelques notions de physique. Et notamment connaître la deuxième loi de la thermodynamique. Elle stipule que les systèmes tendent naturellement vers un état état ayant l'énergie la plus faible possible, également appelé équilibre thermique. C'est pourquoi un glaçon fond dans un verre d'eau à température ambiante, par exemple.

Cette tendance irrésistible à l'équilibre thermique, décrite dans la deuxième loi de la thermodynamique, reflète le fait que toutes les choses tendent à évoluer vers des états moins utiles et aléatoires. Au fil du temps, les systèmes dégénèrent inévitablement en chaos et en désordre, une notion connue sous le nom d'entropie.

Les cristaux de temps, en revanche, ne parviennent pas à s'installer en équilibre thermique. Au lieu de dégénérer lentement vers l'aléatoire, ils restent coincés dans deux configurations à haute énergie entre lesquelles ils passent - et ce processus de va-et-vient peut durer éternellement, dans ce que les scientifiques appellent le "mouvement perpétuel".

"Les seuls cristaux de temps stables que nous avons envisagés dans des systèmes fermés relèvent de la mécanique quantique"

Pour mieux expliquer ce phénomène, Curt von Keyserlingk, maître de conférences à l'école de physique et d'astronomie de l'université de Birmingham, qui n'a pas participé à la dernière expérience de Google, sort quelques diapositives d'un exposé d'introduction aux futurs étudiants de premier cycle. "Ils font généralement semblant de comprendre, alors cela pourrait être utile", prévient von Keyserlingk à ZDNet.

Tout commence par une expérience de pensée. Prenez une boîte dans un système fermé et isolé du reste de l'univers. Mettez-y quelques dizaines de pièces de monnaie et secouez-la un million de fois. En rebondissant les unes sur les autres, les pièces changent de position au hasard. Un état de plus en plus chaotique. En ouvrant la boîte, on s'attend à ce que la moitié des pièces soient sur le côté pile et l'autre moitié sur le côté face.

Peu importe que l'expérience ait commencé avec plus de pièces sur le côté pile ou plus de pièces sur le côté face : le système oublie la configuration initiale et devient de plus en plus aléatoire et chaotique à mesure qu'il est secoué.

Ce système fermé, lorsqu'il est traduit dans le domaine quantique, est le cadre parfait pour tenter de trouver des cristaux de temps. "Les seuls cristaux de temps stables que nous avons envisagés dans des systèmes fermés relèvent de la mécanique quantique", explique M. von Keyserlingk.

Les cristaux de temps défient toute attente

C'est là qu'intervient le processeur quantique de Google, Sycamore. Il est bien connu pour avoir atteint la suprématie quantique, et les utilisateurs actuels cherchent maintenant une sorte d'application utile pour l'informatique quantique.

Un processeur quantique, par définition, est un outil parfait pour reproduire un système mécanique quantique. Dans ce scénario, l'équipe de Google a représenté les pièces de monnaie dans la boîte par des qubits tournant vers le haut et vers le bas dans un système fermé. Et au lieu de secouer la boîte, ils ont appliqué un ensemble d'opérations quantiques spécifiques qui peuvent changer l'état des qubits. Ce qu'ils ont répété plusieurs fois.

C'est ici que les cristaux de temps défient toute attente. En observant le système après un certain nombre d'opérations, ou de secousses, on constate que la configuration des qubits n'est pas aléatoire, mais ressemble plutôt à la configuration initiale.

Le cristal temporel n'oublie pas

"Le premier ingrédient d'un cristal temporel est qu'il se souvient de ce qu'il faisait au départ. Il n'oublie pas", explique M. von Keyserlingk. "Le système de pièces dans une boîte oublie, mais pas un système de cristal de temps".

Et cela ne s'arrête pas là. Si vous secouez le système un nombre de fois pair, vous obtiendrez une configuration similaire à celle d'origine. Mais si vous le secouez un nombre de fois impair, vous obtiendrez une autre configuration, dans laquelle pile est devenue face et vice-versa.

Et quel que soit le nombre d'opérations effectuées sur le système, il basculera toujours, faisant régulièrement l'aller-retour entre ces deux états.

Rupture de la symétrie du temps

Les scientifiques appellent cela une rupture de la symétrie du temps. C'est pourquoi les cristaux de temps sont appelés ainsi. En effet, l'opération effectuée pour stimuler le système est toujours la même, et pourtant la réponse ne survient qu'une fois sur deux.

"Dans l'expérience de Google, ils effectuent une série d'opérations sur cette chaîne de spins, puis ils refont exactement la même chose, encore et encore. Ils font la même chose au centième pas qu'au millionième pas, s'ils vont aussi loin", explique M. von Keyserlingk. "Ils soumettent donc le système à un ensemble de conditions symétriques, et pourtant le système réagit d'une manière qui brise cette symétrie. C'est la même chose toutes les deux périodes au lieu de toutes les périodes. C'est ce qui en fait littéralement un cristal temporel."

Le comportement des cristaux de temps, d'un point de vue scientifique, est fascinant. Contrairement à tous les autres systèmes connus, ils ne tendent pas vers le désordre et le chaos. Contrairement aux pièces de monnaie dans la boîte, ils s'opposent à la loi de l'entropie en restant bloqués dans un état spécial, celui du cristal de temps.

Un précédent au Pays-Bas

En d'autres termes, ils défient la deuxième loi de la thermodynamique, qui définit la direction que prennent tous les événements naturels. Réfléchissez-y un instant.

Ces systèmes spéciaux ne sont pas faciles à observer. Les cristaux de temps sont un sujet d'intérêt depuis 2012, lorsque le professeur du MIT Frank Wilczek, lauréat du prix Nobel, a commencé à y réfléchir. Et la théorie a été réfutée, débattue et contredite à de nombreuses reprises depuis lors.

Plusieurs tentatives ont été faites pour créer et observer des cristaux de temps à ce jour, avec plus ou moins de succès. Ce n'est que le mois dernier qu'une équipe de l'université technologique de Delft, aux Pays-Bas, a publié une étude montrant qu'elle avait construit un cristal de temps dans un processeur en diamant, bien qu'il s'agisse d'un système plus petit que celui revendiqué par Google.

Cette expérience ne prouve en rien la question de la suprématie quantique

Les chercheurs du géant de la recherche ont utilisé une puce contenant 20 qubits pour servir de cristal de temps - beaucoup plus, selon von Keyserlingk, que ce qui a été réalisé jusqu'à présent et que ce qui pourrait être réalisé avec un ordinateur classique.

Avec un ordinateur portable, il est assez facile de simuler environ 10 qubits, explique von Keyserlingk. Au-delà, les limites du matériel actuel sont vite atteintes : chaque qubit supplémentaire nécessite une quantité exponentielle de mémoire.

Le scientifique se garde bien d'affirmer que cette nouvelle expérience est une démonstration de la suprématie quantique. "Ils ne sont pas encore assez loin pour que je puisse dire que c'est impossible à faire avec un ordinateur classique, parce qu'il pourrait y avoir une façon intelligente de le faire sur un ordinateur classique à laquelle je n'ai pas pensé", dit von Keyserlingk. "Mais je pense que c'est de loin la démonstration expérimentale la plus convaincante d'un cristal temporel à ce jour".

Les cristaux temporels ne sont pas près de trôner dans nos salons

La portée et le contrôle de l'expérience de Google signifient qu'il est possible d'examiner les cristaux temporels pendant plus longtemps, d'effectuer des séries de mesures détaillées, de faire varier la taille du système, etc. En d'autres termes, il s'agit d'une démonstration utile qui pourrait véritablement faire progresser la science - et, à ce titre, elle pourrait être essentielle pour montrer le rôle central que les simulateurs quantiques joueront pour permettre des découvertes en physique.

Il y a, bien sûr, quelques mises en garde. Comme tous les ordinateurs quantiques, le processeur de Google souffre toujours de la décohérence, qui peut entraîner une dégradation des états quantiques des qubits et signifie que les oscillations des cristaux de temps s'éteignent inévitablement lorsque l'environnement interfère avec le système.

L'auteur de l'étude affirme toutefois que ce problème pourrait être atténué à mesure que le processeur est mieux isolé.

Une chose est sûre : les cristaux temporels ne sont pas près de trôner dans nos salons, car les scientifiques n'ont pas encore trouvé d'application utile définitive pour eux. Il est donc peu probable que l'expérience de Google ait eu pour but d'explorer la valeur commerciale des cristaux de temps. Elle montre plutôt ce qui pourrait être une autre application précoce de l'informatique quantique, et une nouvelle démonstration des prouesses technologiques de l'entreprise dans un nouveau domaine de développement très concurrentiel.

Bases de numération

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