PI et CKPLAN

PI et CKPLAN

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“The methods of theoretical physics should be applicable to all those branches of thought in which the essential features are expressible with numbers.”

Paul Dirac ((from the speech at the Nobel Banquet in Stockholm, December 10, 1933)


"l'univers est nombre."
"l'univers est écrit en langage mathématique. " Galilée
Le nombre porte en lui sa dimension temporelle ET matérielle.



R.G.U. : Réalité Générale de l'Univers



et

le temps .






Et Dieu créa le nombre, comme mesure du temps, l'homme le chiffre.

Constante arithmétique (Cf constante cosmologique) :
CKPLAN=5,55382562855700000E-17



"13 chiffres significatifs, somme 66 "











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CARPE DIEM.



Rendons grâce à Dieu.


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mercredi 27 mai 2026

Big Bang

 Dans une hypothèse aussi vertigineuse que fascinante, le physicien Naman Kumar, de l’Institut indien de technologie de Gandhinagar, propose une nouvelle approche du Big Bang, qui aurait pu être un évènement double.



Depuis près d'un siècle, le modèle du Big Bang domine la cosmologie en expliquant qu'il y a environ 13,8 milliards d'années, toute la matière, l'énergie, l'espace et le temps étaient concentrés dans un état extrêmement chaud et dense, avant que l'Univers ne se dilate pour donner naissance aux étoiles et aux galaxies.


Ce modèle se heurte cependant depuis toujours à la singularité initiale, qui stipule l'existence d'un état cosmique antérieur. C'est précisément à ce point faible que s'attaque cette nouvelle approche, qui a été décrite dans l'article « Creation of a flat universe-antiuniverse pair from nothing » publié par IOP Science.

Deux univers au lieu d'un

À la place d'un commencement brutal depuis un état de néant, Naman Kumar repense le Big Bang comme une transition quantique qui a donné lieu à deux réalités symétriques. 

D'un côté, notre Univers, avec le temps qui avance du passé vers le futur. 

De l'autre, un anti-Univers, miroir du nôtre, où le temps s'écoulerait dans le sens inverse. 

Comme les deux faces d'une même pièce, ces deux Univers seraient imbriqués entre eux et formeraient un système double.

Expliquer l'énergie noire

L'hypothèse formulée par Naman Kumar va encore plus loin. Elle pourrait aussi offrir une nouvelle lecture de l'énergie noire, cette force inconnue qui semble accélérer l'expansion de l'Univers, dont l'origine et la présence pourraient être expliquées par l'intrication quantique entre les deux Univers jumeaux. Notre cosmos serait donc influencé par son double invisible.

Cela vaut également pour la matière noire, que l'intelligence artificielle permet aujourd'hui de traquer plus efficacement.

 Certaines particules ou interactions issues de cette structure miroir pourraient laisser dans notre Univers des traces que nous interprétons comme une matière inconnue.

Cette nouvelle approche reste spéculative, et elle devra nécessairement produire des prédictions vérifiables, notamment dans le fond diffus cosmologique, cette lumière fossile émise peu après le Big Bang, ou dans la répartition des galaxies à très grande échelle. Elle a toutefois le mérite de proposer une explication alternative à la naissance de l'Univers, qui résout le problème de la singularité initiale. 

dimanche 4 janvier 2026

Addition !

 




Additionner 2 à 2 semble le comble de la simplicité. Pourtant, cette opération, si évidente dans un manuel scolaire, devient étonnamment instable dès qu’on la confronte à la complexité du réel. Entre phénomènes physiques, arrondis statistiques et constructions politiques, le résultat n’est plus toujours quatre. Et si 2+2 égalait parfois 5, sans pour autant trahir les mathématiques ?

Quand les mathématiques quittent le papier pour entrer dans le réel

Dans un monde parfaitement abstrait, deux objets plus deux autres donnent systématiquement quatre. Mais dès que l’on sort du cadre scolaire, ce postulat se fissure. Prenons l’exemple d’un mélange. Deux verres de 200 ml d’eau ne donnent pas toujours 400 ml une fois réunis. Si l’un est à 20 °C et l’autre à 40 °C, le volume total peut varier sous l’effet des changements de température et de densité. Même en cuisine, la logique additive s’efface. Deux cuillères de farine et deux d’huile ne donnent pas une pâte de quatre cuillères. Il faut compter les interactions.

Pourquoi 2+2=5 devient cohérent dès que le contexte change

Ce qui fait vaciller la solidité apparente de 2+2=4, c’est avant tout notre dépendance à des conventions. Carr le souligne. Le résultat dépend toujours des définitions et des axiomes adoptés. Si on accepte que 2.3 s’arrondisse à 2, alors 2.3+2.3 peut être interprété comme 2+2… mais aussi comme 5, si l’arrondi final prime sur ceux des termes individuels. L’erreur n’est pas mathématique, elle est contextuelle.

Des phénomènes encore plus troublants montrent que l’addition de quantités abstraites peut produire des effets inattendus. Dans certains systèmes fermés ou circulaires, comme les angles évoqués plus haut, le résultat final dépend du cadre de référence.

Un exemple amusant : tourner une vis de quatre tours (soit 1440 degrés) ou cinq (1800 degrés) n’en modifie pas la position extérieure. Pourtant, le travail accompli est bien différent. Faut-il alors dire que 1440 = 1800 ? Bien sûr que non. Mais ces égalités n’ont plus la même pertinence dès lors qu’on évalue autre chose que le chiffre lui-même.

Le problème vient souvent d’un malentendu entre ce que l’on mesure et ce que l’on veut exprimer. Cité par Popular Mechanics, Carr rappelle que même des constructions aussi sérieuses qu’un score de QI ou une évaluation d’agressivité reposent sur des échelles subjectives. Dès lors que l’on traduit un phénomène complexe (comme une émotion ou un comportement) en chiffre, l’addition devient fragile. Ce ne sont pas les chiffres qui mentent, mais la manière dont ils sont utilisés.

Des chiffres fiables en théorie mais fragiles dans nos sociétés numériques

Au-delà de la science, la formule 2+2=5 a longtemps servi de symbole politique. George Orwell, dans son roman 1984, l’utilise pour illustrer l’arbitraire des régimes totalitaires. Si l’État l’ordonne, alors deux plus deux peuvent faire cinq. Le mensonge devient vérité. Cette métaphore glaçante prend aujourd’hui une nouvelle tournure, plus subtile mais tout aussi inquiétante.

Les interfaces modernes multiplient les scores chiffrés. Des étoiles de satisfaction aux indices d’opinion, tout semble pouvoir se mesurer. Chaque émotion, chaque choix, chaque interaction devient une donnée prête à être exploitée. Pourtant, ces chiffres ne racontent pas tout. Ils réduisent une réalité souvent plus nuancée. Un podcast affichant 4,6 étoiles est-il vraiment meilleur qu’un autre à 4,4 ? Rien ne le prouve. Cette impression vient d’un système qui simplifie pour prédire, mais qui oublie parfois de comprendre ce qu’il évalue.

BBC News rappelle que l’équation 2+2=5 a traversé les siècles comme outil de critique. Victor Hugo s’en est servi pour dénoncer les dérives de Napoléon III, tandis que Dostoïevski y voyait la manifestation d’un libre arbitre capable de refuser même les vérités les plus élémentaires. Ces usages montrent que remettre en question l’évidence n’est pas un acte absurde, mais un signal d’alerte. Aujourd’hui, à l’heure où tout se transforme en chiffres, ce doute peut redevenir salutaire.

EN BREF

  • Kareem Carr, biostatisticien de Harvard, a popularisé en 2020 l'idée que 2+2 peut ne pas toujours égaler 4 dans le monde réel.
  • Les phénomènes physiques et les conventions mathématiques peuvent altérer le résultat de 2+2, comme dans le cas des arrondis ou des systèmes fermés.
  • Remettre en question des évidences mathématiques comme 2+2=4 peut révéler des vérités plus profondes sur notre perception du monde.



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