lundi 7 février 2022

Et si le temps n’existait pas ?

 Le temps, estime Carlo Rovelli, n’est qu’une question de perspective, et non une vérité universelle. C’est un point de vue que les humains ont en commun et qui est le produit de notre biologie, de notre évolution, de notre place sur terre et de la position de notre planète dans l’Univers.

“De notre point de vue – celui de créatures représentant une petite partie du monde –, le monde baigne dans le temps”, écrit le physicien. Au niveau quantique pourtant, les durées sont trop courtes pour être fragmentées, et le temps n’existe pas.

En fait, poursuit Rovelli, il n’existe rien du tout. L’Univers entier se compose d’une infinité d’événements. Ce qui nous semble être un objet – une pierre, par exemple – est en réalité un événement se déroulant à une vitesse dont nous n’avons pas conscience. Car cette pierre est en réalité dans un état de transformation constant. Considérée sur une échelle de temps suffisamment longue, elle aussi n’est qu’une forme éphémère, appelée à se transformer.

“Dans la grammaire élémentaire du monde, il n’y a espace, ni temps : uniquement des processus qui transforment les quantités physiques [ce qui peut être mesuré] les unes dans les autresdont nous pouvons calculer les probabilités et les relations”, écrit Rovelli.

Un hasard, pas une nécessité

Si le temps nous semble s’écouler d’une façon ordonnée, c’est parce que nous nous trouvons sur la Terre, une planète caractérisée par une relation entropique unique avec le reste de l’Univers. La façon dont notre planète se déplace crée pour

[...]

Ephrat Livni



mercredi 2 février 2022

La tablette de Plimpton Triplet pythagoricien

 Sur la tablette acheté en 1922 par Georges Arthur Plimpton à un marchand d’objets archéologiques se trouve quinze triplets pythagoriciens en écriture sexagésimale. On ne sait pas la nature de ce document, est-ce un précurseur de la trigonométrie ou un document didactique pour exercer des étudiants. Quoi qu’il en soit il prouve que vers 1800 avant notre ère le théorème de Pythagore était connu par les babyloniens et que cette recherche de triplets intéressait déjà les mathématiciens de l’époque.

Les triplets que l’on trouvent sur cette tablette ne sont pas les plus simples, on ne trouve pas (3,4,5) par exemple, ce qui laisse penser à un document pour l’apprentissage.

Voici les quinze triplets de la tablette Plimpton 322 :

  1. (119, 120, 169)
  2. (3 367,3 456,4 825)
  3. (4 601, 4 800, 6 649)
  4. (12 709, 13 500, 18 541)
  5. (65, 72, 97)
  6. (319, 360, 481)
  7. (2 291, 2 700, 3 541)
  8. (799, 960, 1 249)
  9. (481, 600, 769)
  10. (4 961, 6 480, 8 161)
  11. (45, 60, 75)
  12. (1 679, 2 400, 2 929)
  13. (161, 240, 289)
  14. (1 771, 2700, 3 229)
  15. (56, 90, 106)   

Étranges n’est-ce pas ? Pourquoi ces triplets sont-ils aussi compliqués ?

Tous ces triplets sont primitifs, sauf le n°11, (45, 60, 75) qui un multiple de (3, 4, 5), le n°15 qui est un multiple de (28, 45, 53). Signalons en effet que pour un triplet Pythagoricien donné, on peut en trouver une infinité d’autres en multipliant chaque terme par le même nombre entier. Un triplet n’étant multiple d’aucun autre ou en terme plus technique, dont les termes sont premiers entre eux ou encore dont le plus grand diviseur commun est 1, est un triplet primitif.


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